(Refrain)
On crie sans voix dans un monde qui s’effondre
On vit à genoux mais nos rêves font de l’ombre
Entre Dieu qu’on appelle et le diable qu’on seconde
On saigne en silence, et personne ne répond
On brûle nos ailes pour toucher la lumière
Mais c’est dans nos cendres qu’on retrouve la guerre
On cherche l’amour dans un champ de ruines
Mais même nos espoirs finissent en vitrine
(Couplet)
À chaque larme que l’on verse
Par tous ces actes qui nous blessent
La chance nous a violés
Et l’avenir nous regarde, écervelé
Regarde dans nos ciels les trous dans nos cerfs-volants
L’image violente d’une âme victime de choc violent
Nos cœurs saignent et nos sentiments sont arides
Dans le néant, l’obscurité, ce vide
Inconsistance unique d’un sec humide
Dois-je libérer la terre et ceux qui la composent
Armé d’une plume tenue par une main fébrile qui s’ankylose
(Refrain)
On crie sans voix dans un monde qui s’effondre
On vit à genoux mais nos rêves font de l’ombre
Entre Dieu qu’on appelle et le diable qu’on seconde
On saigne en silence, et personne ne répond
On brûle nos ailes pour toucher la lumière
Mais c’est dans nos cendres qu’on retrouve la guerre
On cherche l’amour dans un champ de ruines
Mais même nos espoirs finissent en vitrine
(Couplet)
Nos yeux se gorgent de sang et ont fini par buter des saints
La morale se fait la malle, avec raison le bien se restreint
Vous vénérez le mal, car vous ne croyez qu’en la mort
Vous n’espérez plus qu’un ailleurs qui s’endort
La psychanalyse freudienne, impuissante, n’explique plus rien
Car la réalité des faits nous poignarde chaque matin
On veut croquer cette vie sans dent
Grimper sur la face ascendante et la réussite ressemble au pic de Dente
(Refrain)
On crie sans voix dans un monde qui s’effondre
On vit à genoux mais nos rêves font de l’ombre
Entre Dieu qu’on appelle et le diable qu’on seconde
On saigne en silence, et personne ne répond
On brûle nos ailes pour toucher la lumière
Mais c’est dans nos cendres qu’on retrouve la guerre
On cherche l’amour dans un champ de ruines
Mais même nos espoirs finissent en vitrine
(Couplet)
Les cicatrices en guise de souvenirs indélébiles
Nos sentiments deviennent toxiques comme l’usine de Tchernobyl
c’est dans le vide que nos cœurs tombent
Mystérieux comme le sourire de la Joconde
L’absence et l’oubli accentuent nos décès
Meurtrière, mère patrie au caractère bien racé
(Pont)
Et les phases de démence dans le tronc incrustées
Ils nous marquent du trous, les viols ont la santé
Le ciment sous nos pieds se fissure
Comme les sourires disparus de nos figures
(Refrain)
On crie sans voix dans un monde qui s’effondre
On vit à genoux mais nos rêves font de l’ombre
Entre Dieu qu’on appelle et le diable qu’on seconde
On saigne en silence, et personne ne répond
On brûle nos ailes pour toucher la lumière
Mais c’est dans nos cendres qu’on retrouve la guerre....