(Couplet 1)
Dans une ruelle où le soleil saigne,
Un homme marche seul, sans royaume, sans règne,
Costume froissé, regard noir sous la pluie,
Il fuit son nom, sa ville, ses anciens amis.
Autrefois prince au cœur de la famille,
Main sur le marbre, silence sur les filles,
Il parlait bas, faisait tomber des rois,
Mais une nuit, le sang a parlé plus fort que la loi.
(Pré-refrain)
Il a vendu les ombres, brisé le serment,
Pour sauver sa peau, pour fuir l’enterrement,
Maintenant chaque porte grince comme un fusil,
Et chaque reflet murmure : “Ils t’ont suivi…”
(Refrain)
C’est un mafieux sans empire,
Un fantôme qui respire,
Un homme en cavale, un roi sans couronne,
Qui dort dans le froid sous un faux nom qui sonne.
Il a trahi la nuit, les frères, le vin,
Les serments gravés dans le creux de ses mains,
Maintenant il se cache entre peur et remords,
Un mafieux italien qui attend sa mort.
(Couplet 2)
Dans un motel perdu au bout du désert,
Il boit son café comme on boit un enfer,
Le journal tremble entre ses doigts usés,
Chaque visage croisé pourrait le condamner.
Il entend encore les verres et les fêtes,
Les baisers froids, les promesses muettes,
Le rire des hommes autour de la table en feu,
Et ce regard du chef juste avant les adieux.
(Pré-refrain)
Il a changé de ville, de visage et de voix,
Mais pas le poids des morts qui marchent avec lui dans le noir,
Chaque moteur la nuit lui glace le sang,
Chaque pas dans l’escalier sonne comme un jugement.
(Refrain)
C’est un mafieux sans empire,
Un fantôme qui respire,
Un homme en cavale, un roi sans couronne,
Qui dort dans le froid sous un faux nom qui sonne.
Il a trahi la nuit, les frères, le vin,
Les serments gravés dans le creux de ses mains,
Maintenant il se cache entre peur et remords,
Un mafieux italien qui attend sa mort.
(Pont)
Il revoit Naples au bout de ses silences,
La mer, les églises, les vieilles violences,
Le parfum du basilic sur les mains de sa mère,
Avant les couteaux, avant l’enfer.
Il donnerait tout pour une heure innocente,
Une rue sans menace, une vie différente,
Mais les dettes du sang n’oublient jamais,
Et les fantômes savent où tu es.
(Refrain final)
C’est un mafieux sans empire,
Un fantôme qui respire,
Un homme en cavale, un roi sans couronne,
Qui dort dans le froid sous un faux nom qui sonne.
Il a trahi la nuit, les frères, le vin,
Les serments gravés dans le creux de ses mains,
Maintenant il se cache entre peur et remords,
Un mafieux italien… déjà presque mort