(Intro)
Yeah…
Ville froide… regards fermés…
On survit plus qu’on vit…
(Couplet 1)
J’regarde la ville, lumières froides sur les visages
Chacun court après l’temps, mais personne tourne la page
Y’a des mains qui tremblent, des ventres qui crient famine
Pendant qu’en haut ça compte l’or derrière des vitrines
J’vois des rêves brisés sur le trottoir humide
Des regards fatigués qui deviennent invisibles
On parle de mérite, mais tout est déjà joué
Quand t’es né du mauvais côté, faut lutter sans bouger
J’ai vu des mères pleurer pour remplir des assiettes
Des pères s’user la santé pour payer des dettes
Mais le monde ferme les yeux, préfère ignorer la peine
Tant que ça touche pas leur vie, tout ça reste lointain
(Refrain)
Basse qui cogne comme un cœur sous pression
On avance dans l’noir sans direction
Trop d’injustices, trop d’âmes perdues
On crie dans le vide mais personne nous a entendus
Basse qui tremble, comme la rage en nous
On serre les dents, on tient malgré tout
Même dans la misère, on reste debout
Mais chaque jour qui passe nous enfonce un peu plus
(Couplet 2)
Dans les rues, j’vois l’espoir qui s’efface doucement
Des gamins grandir trop vite, déjà marqués par le temps
On leur parle d’avenir, mais y’a pas d’issue claire
Quand tout est verrouillé, même les rêves sont en guerre
Y’a des vies entières qu’on classe sans importance
Des voix qu’on étouffe sous couvert de silence
La justice a des failles qu’on refuse d’avouer
Selon d’où tu viens, t’as pas les mêmes vérités
J’vois des gens bons sombrer sans faire de bruit
Pendant que les pires montent et contrôlent la nuit
C’est un monde à l’envers où le vrai perd sa place
Où l’humain se perd juste pour suivre la masse
(Pont)
On nous dit d’espérer, de garder la foi
Mais c’est dur d’y croire quand tout s’écroule autour de toi
Chaque jour est un combat qu’on choisit pas
On survit comme on peut, même quand on n’y croit pas
(Couplet 3)
J’ressens la colère monter mais j’la garde enfermée
Parce qu’ici trop parler peut vite te condamner
Alors j’écris ces lignes comme une trace dans le béton
Pour rappeler qu’on existe, même sans solution
Y’a des cicatrices qu’aucun temps n’efface
Des vies entières perdues dans une impasse
Mais malgré tout ça, y’a des cœurs qui résistent
Qui continuent d’aimer dans un monde égoïste
(Outro)
Basse lourde… ville sourde…
On tient encore…
Même brisés…
On respire…