[Refrain]
Désarmé face à ce que l’on ne comprend pas
Souvent mis à l’écart, sans en faire le choix
Ils se pendent, se jettent dans le vide
Le bide et le cœur éventrés bien avant le suicide
Avide de sens pour cette vie qui ne veut plus d’eux
Hématome dans l’âme, l’espoir sonne creux
[Couplet]
Adolescence blessée, stressée
Basée sur le regard figé par l’apparence
L’indécence et la prise de substances toxiques tuent
Les corps morcelés, vides et nus
Arborescence nocive de ces blessures marquées
Par l’anorexie, la drogue ou l’obésité
Seul dans ce capharnaüm
La connerie de l’homme est au summum
[Refrain]
Désarmé face à ce que l’on ne comprend pas
Souvent mis à l’écart, sans en faire le choix
Ils se pendent, se jettent dans le vide
Le bide et le cœur éventrés bien avant le suicide
Avide de sens pour cette vie qui ne veut plus d’eux
Hématome dans l’âme, l’espoir sonne creux
[Couplet]
Ils se font mal pour se sentir exister
Scarifications et douleurs pour subsister
Sexualité fanée et pervertie
Le corps n’est qu’un objet
Les MST ne freinent même plus
Tous les désirs deviennent rejet
Injection de sensations dans les veines
Ingestion de cachetons pour libérer le mal de ses chaînes
Traitement, légumes dans les hôpitaux psychiatriques
Alités, désorientés et anxiolytiques
Carambolage, alcool et shit pour oublier la chute
Atterrissage douloureux car la lourdeur des douleurs plombe leur parachute
[Refrain]
Désarmé face à ce que l’on ne comprend pas
Souvent mis à l’écart, sans en faire le choix
Ils se pendent, se jettent dans le vide
Le bide et le cœur éventrés bien avant le suicide
Avide de sens pour cette vie qui ne veut plus d’eux
Hématome dans l’âme, l’espoir sonne creux
[Couplet]
Solitude et démence
Le manque, l’absence
Chaque minute les dévore
Chaque claque accentue le divorce
À force de scier les liens avec l’avenir
Juste un fil les retient pour vivre
Mal-être et besoin d’être aimé
Ils tremblent de froid, où sont les fées ?
C’est graaave, mère France, des enfants se meurent
Leurs cris, leurs larmes ne sont pas des leurres
[Pont]
La flamme s’éteint peu à peu
La femme enfante mais a peur
Mère France, aimes-tu vraiment tes minots ?
Prends conscience que l’adolescence se taille les veines pour guérir de ses maux
Écoute et essaie de comprendre
Qu’à l’intérieur, leurs poumons sèchent et leur cœur se fende
L’essence de leur blessure, je vous l’assure, n’est pas jouée
Ils crient car le vide qu’ils ressentent les empêche d’avoir ce qu’ils voudraient
Brûlés de l’intérieur, qui va réanimer
Le cœur inerte et décédé des hommes souffrant d’un amour lacéré
[Refrain]
Désarmé face à ce que l’on ne comprend pas
Souvent mis à l’écart, sans en faire le choix
Ils se pendent, se jettent dans le vide
Le bide et le cœur éventrés bien avant le suicide
Avide de sens pour cette vie qui ne veut plus d’eux
Hématome dans l’âme, l’espoir sonne creux