(Couplet 1)
C’était la goutte de trop, celle qui fait tout déborder
Le cœur saturé de noir, l’envie de tout casser
La douleur s'est changée en un venin glacé
Je devenais l’ombre de ce qu’on m’avait infligé.
Je tournais en cage dans le vacarme de ma tête
À imaginer le sang, à imaginer la dette
Mais rendre le coup, c’est rester la même bête
Il fallait faire le vide, arrêter la tourmente.
(Refrain)
Alors j’ai frappé, non pas pour détruire
Mais pour apprendre enfin à ne plus me laisser mourir
Maitriser sa force, c’est maitriser son âme
Chaque coup porté éteignait un peu la flamme.
Le sac est mon reflet, le cuir est mon miroir
Si je tape en aveugle, je me brise dans le noir.
(Couplet 2)
Je suis allée le voir, lui, l’homme aux mains bandées
Je lui ai dit : « J’étouffe, je veux juste me défouler »
Il a lu dans mes yeux le brasier mal éteint
Il m’a dit : « Reste calme, ou tu perdras ton chemin.
Si tu frappes avec haine, tes os vont s'effriter
Si tu frappes avec justesse, tu vas t'en libérer.
Le sac, c'est ta déception, regarde-le en face
Ne le laisse pas gagner, reprends donc ta place. »
(Pont)
J’aurais pu vriller, devenir le mal que j’ai reçu
Sombrer dans la rancœur, rester l’âme déçue.
Mais chaque impact est une leçon de paix
Plus je cogne avec grâce, plus mon cœur est léger.
Je ne suis plus la haine, je suis la précision
J'ai transformé ma peine en une sainte ambition.
(Refrain)
Alors j’ai frappé, non pas pour détruire
Mais pour apprendre enfin à ne plus me laisser mourir
Maitriser sa force, c’est maitriser son âme
Chaque coup porté éteignait un peu la flamme.
Le sac est mon reflet, le cuir est mon miroir
Si je tape en aveugle, je me brise dans le noir.
(Outro)
Je me suis adoucie dans le bruit des gants
Le silence est revenu, plus fort qu'avant.
Je ne rendrai pas la douleur, j'en ai fait ma beauté
Ma force est tranquille... je suis enfin libérée.
Enfin libérée...